next next

Qui a tué John Lennon ?

Par Boris Presley

NÉCRO_ 8 décembre 1980. John Lennon est abattu devant sa résidence new-yorkaise. La version officielle accuse Mark David Chapman. Oui, mais qui croit les versions officielles? Happy Horrors s’interroge.

Ce n’est pas être paranoïaque que de croire que JFK n’a pas été assassiné par le seul Lee Harvey Oswald? Pas après avoir vu le film éponyme d’Oliver Stone en tout cas. Relayer la culpabilité de l’assassin tout-trouvé, c’est faire preuve de naïveté. Et à Happy Horrors, on ne nous la fait pas : le doute, c’est notre outil de travail. Mark David Chapman, fan fasciné du Beatle, s’accuse, plaide coupable du meurtre de John Lennon. Il purge une peine à perpétuité. Les preuves sont là, certes : cinq balles dans l’abdomen du chanteur. La balistique correspond : la police tient l’arme du crime (un revolver 38 special charter arms). Oui, mais le mobile ? Wikipédia :

Les raisons de ce meurtre demeurent floues. Certains y voient le sentiment de trahison qu’aurait éprouvé Chapman, accusant son idole de ne pas avoir tenu les promesses de paix et d’égalité des richesses qu’il communiquait dans ses chansons. D’autres y voient une « réponse » à sa phrase affirmant que la popularité des Beatles dépassait celle de Jésus. Lennon avait évoqué sa mort violente en chanson, de façon troublante, avec le « shoot me » répété avant chaque couplet de Come Together, ainsi que dans une interview.

Mouais.

L’énoncé des faits indique que Yoko Ono, l’épouse de Lennon, celle qui l’a converti des groupies au hippie, était là, sous le porche du Dakota Building, dans l’ombre de la scène. Crime passionnel ? Meurtre pour l’héritage ? Avec le décès de l’homme à lunettes, Yoko Ono s’est retrouvée à la tête de la fortune de son défunt mari. Et si Yoko Ono s’avérait une femme vénale sous ses frusques chinées ? On sait qu’elle militait avec John pour une meilleure répartition des richesses. Bim ! La voilà, seule, avec le porte-feuille du mec plus riche que Jésus. Elle produira nombre d’albums posthumes, fera apparaître l’image de John Lennon dans un pub Citroën et s’impliquera dans le développement du jeu Beatles : Rock band. Une femme d’affaires.

Femme vénale, drame familial.

Aussi, elle se retrouvera avec Paul Mc Cartney, à gérer le catalogue des Beatles. Le même catalogue vendu trente ans après à Steve Jobs et bourré sur iTunes en grandes pompes. Les journalistes précisent qu’il n’a pas été révélé ce qui a débloqué la situation conflictuelle entre Apple et le label Apple Corps (ne pas confondre), gestionnaire des droits musicaux des Fab Four. Steve Jobs, complice ? 30 ans après, personne ne se doute de rien. Mc Cartney est suspect : on connait les combats d’égo au sein d’une formation dès que le succès, l’argent et les filles affluent. Les trois étaient d’accord dès le début, en novembre 1980. Ils engageraient un dingue (Mark Chapman) pour le sale boulot et récolteraient le pactole a posteriori : plus de deux millions de chansons (prix unique: 1,29€ – ça fait cher les 2 minutes et 3 secondes de Please Please Me) ont quand même été vendues, en une semaine et rien qu’aux States.

Autre hypothèse : le drame familial. À l’époque des faits, John Lennon reprend sa carrière après avoir passé cinq ans au chevet de son fiston, Sean. Et s’il n’avait pas coupé le cordon? Il n’accepte pas la séparation. Ou plus simple, encore : complexe d’Oedipe, il baise sa mère, tue son père. C’est pas moi, c’est Freud qui le dit. Mais à HH, on a des valeurs : la famille, la patrie, on n’y touche pas. Ça peut pas être ça. Plus crédible, l’idée que John Lennon se soit lui-même tué. Pas un suicide. Non. Mais. Et s’il avait, en fait, provoqué sa perte ? I’m the Walrus, chanson psyché imbuvable, n’a pas dû agacer que moi. Le tournant hippie chic criard du rockeur de ces demoiselles représente le mobile idéal, une raison valable à une agression.

Comments are closed.